STRONGBOW

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_FitzGilbert_de_Clare

WALSH BACK

Oocities = Site Source
Page 2

Comme indiqué dans la note 10, Kerviler lui donne  pour prénom  Eudes, parfois appelé Guillaume. Il en est de même pour Potier de Courcy. Pour Moreri, ce serait un Étienne. Il s'agit de Guillaume, fils d' Yrfroy et frère d'Hervé qui figure dans les Preuves de Dom Lobineau (p. 226, Guillemus Irfroii filius Hervei autem frater, iturus Jerusalem, ...).

Addendum

Guy Goion, seigneur de la Gouyonnière (La Gouesnière) aurait été présent à la reconstruction (1170-1187) de l'église du prieuré de Saint Magloir de Léhon (fondée au IXe siècle près de Dinan) qui passera en 1182 sous l'autorité de l'abbaye de Marmoutier.

Pages 4-7

A propos d'Adam de Hereford et de dameta Goion.

Le vieux château de Leixlip, près de Dublin, construit par l'époux de dameta Goion et où elle vécut avec lui, passa ensuite aux Pippard, la famille de leur gendre. Il fut attaqué pendant l'invasion (1315-1318) conduite par Robert Bruce, roi d'Écosse, et son frère Edward. Le donjon résista, mais Bruce laissa l'église en flammes. Leixlip passa ensuite aux FitzGerald qui le perdirent en 1534 après la rébellion de Silken Thomas FitzGerald,  Xe comte de Kildare. Silken Thomas FitzGerald, fut détenu à la Tour de Londres et pendu, ses terres confisquées et tous les membres de la famille exécutés. Seul Gerald FitzGerald, un enfant de douze ans, put s'échapper et faire plus tard légitimer son titre par la reine Elisabeth I. Une partie de ses terres fut restituée en 1554. Tous ces Français se mariaient entre eux et sont devenus des Sean Ghalls (New Irish, nouveaux Irlandais) tenant tout le comté, une part de Meath, Dublin et Carlow avec des châteaux forts sur toute la côte depuis Down jusqu'à Adare, près de Limerick.

Quand prit fin le gouvernement dictatorial de Cromwell, Dublin se développa et devint la deuxième ville de l'empire. En 1569, le château de Leixlip fut octroyé à Nicholas Whyte, vice-président de la Cour de cassation, qui fut mis en prison après l'échec de la rébellion d'Owen Roe O'Neilland en 1640. Sir Nicholas, en partie blanchi, put y revenir et y rester jusqu'en 1654.

En 1732 William Conolly, neveu du speaker du même nom, acheta le château. La même année le Dr. Arthur Price, archevêque de Cashel, donna deux cents livres aux Guinness, Richard et le jeune Arthur, pour établir une brasserie à Leixlip sur les rives de la Liffey. Plus tard, pour s'agrandir, les Guinness déménagèrent l'usine à Dublin , St James's Gate.

Le château fut revendu en 1945 par les Conolly à William Kavanagh, un promoteur de Dublin, qui le céda en 1958 à son occupant actuel : Patrick-Desmond-Carl-Alexander Guinness. La famille Guinness revenait ainsi à ses sources.

Le 30 juin 2006 le château de Leixlip fut le théâtre du plus impressionnant rassemblement de stars jamais vu en Irlande : c'était le mariage de la petite-fille et héritière, super et superbe mannequin de mode, Jasmine-Leonora Guinness avec le Gallois Gawain O'Dare Rainey, neveu du comte de Harlech.

Strongbow
ou l'invasion de l'Irlande
par des Normands et les Bretons
(1169-1171)

Adam de Hereford est l'un des acteurs de l'invasion de l'Irlande par les Franco-Bretons entre 1169 et 1172. Certains historiens parlent de Gallois et d'Anglo-normands, mais les chefs de ces Gallois n'étaient-ils pas des Français de Normandie ou des Bretons ? Parmi eux se trouvaient également d'autres Français des Flandres, du Poitou, de l'Anjou, de la Gascogne, des aventuriers de tous pays et aussi, bien entendu, des Gallois, ne serait-ce que l'habile archer Philip, surnommé Brennach ou Brenach ou Walensis, c'est-à-dire le Gallois, alias A[rch]er Welsh ou Aka Walsh) qui fait remonter à 1174 l'origine d'une famille devenue en partie bretonne, les Walsh-Serrant.

Le seigneur lige de tous ces combattants était un Angevin né au Mans, le roi d'Angleterre Henri II. Comme lui, les chefs parlaient tous un dialecte français. N'est-ce pas la technologie militaire française et la tactique française, valorisées par la bonne organisation normande, qui avait déjà permis à Guillaume de conquérir l'Angleterre avec ses Normands et ses Bretons ? C'est la même technologie qui va donner aux Normands et Bretons la suprématie sur les Irlando-Danois [1].

La verte Érin était alors divisée en petits royaumes dont  le Leinster, le Connaught et le Meath. Chaque roi était supposé rester fidèle à l'un d'entre eux appelé Ard-Ri (Haut-roi). Après la disparition en 1014 du célèbre Ard-Ri Brian Bóruma Mac Cennétig[2] et la chute de sa famille (les O'Brien), l'île fut pendant deux siècles le théâtre d'une guerre civile  permanente entre les différents clans.   

En 1166, Diarmait Mac Murchada[3] , roi de Leinster, détesté de ses sujets, n'avait pour allié que le Ard-Ri Muirchertach Ua Lochlainn, roi de Meath. Son ennemi le plus acharné était Bréifne de Tigernán Ua Ruairc[4] . Après la chute du roi de Meath et son remplacement par Ruaidri, roi de Connaught, Tigernán Ua Ruairc fomenta une large coalition et envahit le Leinster massacrant partout habitants et  bétail. Mac Murchada eut à peine le temps de s'enfuir avec son épouse et sa fille Aoife (Êve). Il restait bien décidé à se battre pour récupérer son royaume et s'embarqua pour Bordeaux, en Aquitaine, dans l'espoir d'obtenir l'aide du roi d'Angleterre.

Henri II Plantagenêt contrôlait alors l'Angleterre et une grande partie du pays de Galles. Il avait de plus d'importants fiefs sur le continent pour lesquels il rendait hommage au roi de France : le duché de Normandie, le comté du Maine, le comté d'Anjou, le Poitou, la Touraine, le très grand duché d'Aquitaine, jusqu'au Lyonnais, le comté de Toulouse qui allait au-delà du Rhône, soit plus de la moitié de la France métropolitaine d'aujourd'hui, si l'on y inclut la Bretagne, pas encore formellement rattachée à la couronne de France ni d'Angleterre, mais dont l'héritière, Constance, avait épousé le quatrième fils d'Henry, le comte Geoffroy Plantagenêt.

Henry II refusa de distraire une partie de ses forces bien utiles en France, mais il encouragea Mac Murchada à recruter des soldats au Pays de Galles. [5]

A la recherche de ces mercenaires, Mac Murchada, toujours avec sa fille Aoife, fit voile vers Bristol et prit contact avec le Normand Robert FitzHarding, un favori d'Henri II qui avait déjà, à la demande du roi, enrôlé des chevaliers pour conquérir des terres au-delà du mur d'Offa[6]. FitzHarding orienta Mac Murchada vers Richard FitzGilbert de Clare [7] , seigneur de Strogoyl [8] , surnommé Strongbow (né circa 1100, † 6 janvier 1176). Henri II avait refusé à Strongbow l'héritage de ses parents (Gilbert de Clare, 1er comte de Pembroke, et Isabel de Beaumont). Strongbow n'avait donc pu se marier et était disponible. Peut-être aussi devait-il de l'argent à FitzHarding.

Mac Murchada lui demanda son aide et  lui proposa la main de sa fille en échange. Ainsi pourrait-il lui succéder sur le trône de Leinster. Ils allèrent ensuite voir  le neveu de Strongbow, Hervey de Montmorency, et un groupe de barons normands dont les demi-frères, fils de la princesse de Galles Nesta : Maurice FitzGerald (seigneur de Maynooth et futur baron de Naas)  et Robert FitzStephen. Le roi de Leinster promit à chacun d'eux la moitié de Wexford et un cantred [9] voisin. Il promit sans doute aussi des terres à Raymond de Carew, dit Le Gros, ancêtre de la famille Grace, à Milo de Cogan, et à tous ceux qui s'engagèrent dans l'aventure, dont Adam de Hereford chargé de mener à bien les opérations de transport de troupes et de débarquement.

 

L'Irlande circa 1200 (http://www.rootsweb.com/~irlkik/ihm/ire1200.htm)

Le Gallois Barnow, avec trois bateaux de Normands, Bretons et Gallois, débarqua avec Raulf et Robert FitzStephen et leurs neveux respectifs, le 1er mai 1169, accompagnés de 30 chevaliers, 60 aides et 300 archers à pied. Le lendemain, Maurice de Prendergast[10] vint avec 200 hommes. Tous se joignirent aux 500 Flamands et Irlandais restés fidèles à Mac Murchada. Les 2 000 Irlandais  et Danois de Wexford luttant sans chevaux, avec des gilets blancs, des lances, des javelots et des pierres, se retirèrent derrière les remparts, mais les envahisseurs prirent assez facilement la ville.  

Maurice FitzGerald avec deux de ses fils et son ami Miles de St. David's Walynus, arrivèrent à la fin de 1169 avec deux navires de troupes. 

En mai 1170, Raymond Le Gros débarqua avec une centaine d'hommes à Baginbun, près de Waterford. Il construisit rapidement des défenses et pu résister à l'attaque d'un plus grand nombre de Danois et Irlandais.

Le 23 août 1170, Strongbow et Adam de Hereford, John et Robert de Hereford,  à la tête de mille hommes, débarquèrent comme les précédents entre Waterford et Wexford, dans un lieu appelé depuis "Passage [11]". Avec Raymond Le Gros ils prirent Waterford et y célébrèrent le mariage de Strongbow avec Aoife. Participaient également David et Philip Brenach (Aka Walsh), David, Adam et Henri de La Roche, Humphrey de Bohun,  Reginal de Courtenay, Walter de Barry, Hervey de Montmorency, Jean de Courcy, Simon d'Évreux[12] et aussi sans doute des Bretons : de La Chapelle, Le Bret, Boscher, Robert Le Poer, etc. [13]

Entre 1168 et 1171, les envahisseurs français avaient repris le Leinster y compris Dublin. Ils envahirent même les voisins de Meath et dévastèrent le royaume de Tigernán Ua Ruairc.

Diarmait Mac Murchada mourut en mai 1171 et Strongbow devint donc roi du Leinster. Adam de Hereford reçoit alors Leixlip et les paroisses d'Alderig et de Cooldrinagh. Il ne resta pas longtemps seigneur de Cooldrinagh, cette terre passa ensuite à John Moton.

Henry II fut très en colère en apprenant qu'un de ses sujets se disait roi en Irlande. Il le convoqua en Angleterre ; Strongbow et Adam de Hereford firent le voyage. Le roi rencontra Strongbow à Newham, Gloucester, en juillet 1171. Le chef de guerre repentant et terrifié, offrit sa position au Leinster, Dublin et des terres voisines, ainsi que les villes et châteaux maritimes. Henry prit pour lui Dublin, Wexford, Waterford, les châteaux correspondants et il fit de Strongbow son vassal pour le Leinster.

Le roi débarqua à Crook, près de Waterford, le 17 octobre 1171 et fit bien comprendre aux autres Normands, Gallois, Bretons et Irlandais qu'il était leur seigneur lige, chacun individuellement, comme en Angleterre et comme en Normandie, avec service d'ost quatre mois par an. Il s'assura ainsi de leur assistance lors de la révolte de ses fils qui ramena l'ost en Normandie en avril 1173.

 

(From Ledwich's, Antquities, 1804).

En 1172, Adam reçut de Strongbow la moitié de la ville d'Achebo[14] (Aghaboe) dans le centre de l'île, alors siège de l'épiscopat et de l'abbaye dominicaine fondée par Saint Canice de Kenny (515 ou 516 - 600), plus, en 1173, des  cantreds à Offelan  pour le service de cinq Knights' Fee [15]. Adam légua plusieurs cantreds au monastère Saint Thomas de Dublin.  

 

Gérard de Cambraisis a relaté à la fin du XIIe siècle une bataille navale qui eut lieu à Waterford en 1174 contre la flotte danoise et les Irlandais de Cork commandés par  Mac Turger, le fils de Turgesius, tyran danois et quasi-roi d'Irlande : "...dans la précipitation Raymond [Le Gros] fut chargé du commandement et les soldats, recouvrant leurs esprits, firent une incursion dans le district d'Offelan [Offaly] et comme ils transportaient un très grand butin, ils trouvèrent le moyen d'obtenir des montures fraîches et équipées. De là ils marchèrent sur Lismore et ayant pillé la ville et la province, ils transportèrent leur butin à Waterford par la route côtière. Ils remplirent ainsi plusieurs petits vaisseaux qui venaient d'arriver de Wexford et d'autres qu'ils avaient trouvés dans le port de Waterford. Pendant qu'ils attendaient un vent favorable, 32 navires remplis d'hommes armés vinrent de la cité de Cork, distante d'environ 16 miles vers l'Ouest, et qui voulaient les attaquer. Il s'ensuivit un engagement naval, les Irlandais [et Danois] faisant une attaque féroce avec des frondes et des javelots et les Anglais [les sujets du roi d'Angleterre] répliquant avec des flèches et des carreaux de leurs arbalètes dont ils disposaient en grand nombre. Finalement les hommes de Cork furent défaits et leur chef, Gilbert Mac Turger, tué par Philip de Galles [Philip Brenagh, c'est à dire Aka Walsh], un jeune soldat d'une grande prouesse. Alors Adam de Hereford qui commandait, ayant augmenté sa flotte par la prises des navires, les chargea de butin[16] et fit voile triomphant vers Waterford."

 

Avant 1176, la baronnie médiévale d'Otymy[17], appelée aujourd'hui Clane[18], dans le comté de Kildare, fut attribuée par Strongbow, comte de Leinster, à Adam de Hereford. Celui-ci la donna à son frère, Richard de Hereford. Elle fut ensuite partagée entre la petite-fille de Richard (épouse de Sir John Staunton) et John de Hereford, autre frère d'Adam.

Strongbow mourut en 1176 d'une infection à la jambe. On peut voir son tombeau et celui de son épouse Aoife (Eve) dans la cathédrale Christ Church de Dublin. Ils avaient eu un garçon, Gilbert, mort jeune et une fille, Isabel FitzRichard FitzGilbert de Clare. Henri II ne permit pas à celle-ci d'hériter de son père. Il prit tout pour lui mais, juste retour des choses, elle épousa en 1189 Sir Williams Marshall (Le Maréchal) [19] FitzGilbert, cousin de William de Tancarville et chancelier héréditaire de Normandie. Il était le nouveau comte de Pembroke, terre des grands-parents d'Isabel et dont l'héritage avait été refusé à son père.

En 1176 Richard Tirel concéda d'autres terres [20] à Adam de Hereford. En 1194 Adam réclama d'Irlande dans le Shropshire (Salopesiria) contre Hugo de Holecote[21] ; la décision de justice n'interviendra que le 1er juin 1216.

Le prince Jean devint seigneur d'Irlande. Hugh de Lacy [22] tenait le Meath. Le royaume des O'Brien, dans la partie est du Munster, avait été donné à Théobald FitzWalter, bouteiller d'Irlande, qui fonda la dynastie des Le Boutiller/Butler. John de Courcy envahit le Nord et prit Ulaid (nunc Antrim). La région fut connue sous le nom d'"Ulster", "Ulaid" avec "-ster" pour de se donner de l'importance.

 

Les FitzGerald (Geraldines) prirent possession du nord du Kerry et de Waterford et conquirent d'autres terres dans le Connaught, le Kerry et le Fermanach. Les Français firent venir d'autres Français, des Anglais, des Flamands et des Gallois pour tenir des seigneuries.

Le roi Jean confirma le 1er mars 1202 [23] et le 27 mai 1207[24] les concessions faites à Adam et à ses héritiers par William Marshall (Le Maréchal, FitzGilbert) et son épouse (Isabel FitzRichard FitzGilbert de Clare) d'un demi cantred à Offelan et de la moitié de la ville d'Aghaboe, comme originellement concédé par le comte Richard (Strongbow).

William de Braose concéda à Adam autour de 1200-1210, pour lui et ses héritiers, des terres [25] que Theobald Walter (FitzWalter, Le Boutiller) lui avaient concédées en présence de Richard Britone et Robert et Philip Walensis (Aka Walsh) [26] .

Le roi Jean, le 8 novembre 1207, lui octroya, pour lui et ses héritiers, d'autres terres à Cooldrinagh, Aderreg, Clugeran, Faynessith et Kyltom [27]. Plus tard, en 1207 et 1213, des cantreds lui sont confiés par William Marshall, comte de Pembroke, dans le district de Mamochle (Moynochle) en Ossory où se trouvait, à Rathdowney, le château de ce Marshall (Le Maréchal, ancêtre du président Georges W. Bush), concession faite pour deux Knights'fee, et encore un demi cantred à Offelan [28] .

Un différend survint en 1210 entre lui et son neveu Henry pour la répartition des terres à Ossory et Offelan. Ils acceptèrent tous deux l'arbitrage de huit chevaliers et de douze juges qui les avaient déjà aidés à partager le cantred d'Achebo [29].

 Lord Adam de Hereford mourut avant 1216. Sa vie est assez bien connue en Irlande sans que l'on sache le nom de ses parents.

Comme en Angleterre, le français resta dans le Pale la langue officielle pour les jugements et les lois. L'anglais ne lui succéda que deux siècles plus tard, après Richard II. On trouve ainsi, sous le règne de ce roi, une réclamation de Robert de Hereford à la suite d'une confusion de noms : "A vous tres honoure Seignour Justice Dirland, supplie le votre Robert de Hereford, Chevalier, que vous luy plaise granter la garde des tous les terres, tenementz, rentz, reversions, fees de chevaleres, arowes des églises, mariages, cachetes, et tous autres possessions otre lour appartenantz queux furent à Robert Berford ou a Henry Bedford, soun frere es countes de Mithe et Dyvelyn et aillours en Irland, a aver et tenir a dit Robert et ces assignes tanque comme ils demoerrent en la mayn le Roi, enrant ent a notre dit seignour le Roi lextent ent procheinement affaire a sous-Eschequer en Irland ; considerant que le dit Robert Hereford avoit de vous graunt les ditz terres et tenemenz pur lextent ent darreinement fait ou prochement affaire, par noun des tous les terres et tenementz queux fuerent de dit Robert de Herford."  (Le 29 avril de la seizième année de règne du Bordelais Richard II, soit 1393).


----------------------------------------------------------------------------------------


[1] J.H. Round a  été le premier à expliquer scientifiquement les origines bretonnes d'un certain nombre de familles arrivées dans les îles britanniques après la conquête. J.H. Round, Feudal England, recomposé par F.M. Stenton, Londres, 1964, pp. 254-256. F.M. Stenton, Studies in Peerage and Family History, Oxford 1961, pp. 1-4. F.M. Stenton écrivait : « il n'y a guère de comtés dans lesquels on ne puisse retrouver cet élément breton et, dans quelques comtés, son influence fut profonde et permanente. » F.M. Stenton, The First Century of English Feudalism 1066-1166, p. 26. On sait aussi qu'à la bataille de Hastings, l'aile gauche du conquérant comprenait des cavaliers et des fantassins bretons (Hubert Guillotel). De plus, comme l'explique Michael Jones, Henri Ier Beauclerc s'était constitué une suite considérable parmi l'aristocratie locale de la basse Normandie et de la Bretagne du nord-est. On trouve alors dans les documents anglais, des voisins de la famille de Dinan (ou Dinham), comme Alain FitzFlad, sénéchal héréditaire de Dol et ancêtre de la reine Elizabeth II, Guillaume d'Aubigny, surnommé Brito, de Landal, et Brian FitzCount, fils illégitime d'Alain Fergent (Alan Fergant, le Felgan de Wace), comte, puis duc de Bretagne.

[2] (926 ou 941 – 23 avril 1014), Brian Boru en anglais.

[3] Appelé aussi Diarmait na nGall, "Dermot serviteur des étrangers", anglicisé sous le nom de MacMurrough († 1.5.1171).

[4] (O'Rourke). Il est vrai que Diarmait Mac Murchada avait enlevé Dearbhfhorgaill (Dervorgilla), princesse de Meath, l'épouse de Tigernán Ua Ruairc.

[5] Après la visite rendue au pape par John de Salisbury, la bulle Laudabiliter, dont l'authenticité est controversée, avait été promulguée en 1155 par Adrien IV (Nicholas Breakspeare, le seul pape anglais, né dans le Hertfordshire). Elle était une sorte d'encouragement à envahir l'Irlande, même si l'idée du Souverain Pontife était plus d'affirmer ses droits sur toutes les îles, y compris l'Angleterre, en application d'une donation apocryphe de Constantin. Le pape, lorsqu'il autorisait alors l'impératrice Mathilde à envahir l'Irlande, désirait tirer des revenus de cette île et aussi d'Angleterre. Mathilde n'avait pas réagi à l'époque. Il est vrai aussi que  l'organisation ecclésiastique en Irlande et dans l'ouest de la Bretagne était différente et que les mœurs s'y étaient sensiblement dégradées ; on y divorçait souvent. Le pape Alexandre III eut à régulariser la situation a posteriori en 1172 et le synode de Cashel (Irlande) accepta la bulle.

[6] Clawdd Offa, digue ou mur d'Offa, était une défense construite par les Gallois sur 240 km et que l'on attribue au roi Offa de Mercie entre 757 et 796. Elle comprend des défenses naturelles et 130 km de mur de 2,5 m de haut et 20 m de large.

[7] Famille d'un fils illégitime de Richard de Normandie, devenu comte d'Eu, qui prit son nom de Clare, dans le Suffolk.

[8] Chepstow, olim Strogoil ou Striguil, en gallois Cas-gwent.

[9] Les cantreds sont des subdivision galloises - cent se dit kant en breton, cant en gallois - soit une centaine de villages, comme les hundreds en Angleterre. Après l'arrivée d'Henry II, le droit anglais sur les Hundreds sera appliqué : "Et des hundrez qe deyvent estre tenuz de nous en chef et ne sount mie, coment il ount esté alienez et par queux, et qi les teignent, et puis quel tens, et de lour verraye value par an ; et ausi de la verraye value del counté, et cum bien le viscounte nous en rent par an de ferme ; et cum bien de hundrez sount en nostre meyn, et cum ben chescun hundred vaut par an, et cum bien les baillifs en rendent a nous, ou as autres." Britton, Ch. XIX, De Dreit le Roy, 2. [Britton : Des Loix d'Angleterre. Ouvrage attribué à John de Breton, évêque d'Hereford, a été rédigé en français par ordre d'Edouard 1er vers 1275. Éd. de 1640. La première parut de 1530 à 1540].

[10] Probablement un Flamand de Brontgeest, près de Gand (Ghent).

[11] Maintenant "Passage East", dans l'ancien royaume d'Osraige (Ossory).

[12] Nunc Devereux, famille de Sir Robert Milo Devereux, The Rt Hon Viscount Hereford, Premier Viscount of England. La famille d'Évreux a succédé aux FitzOsbern, aux de Breteuil, aux de Beaumont et aux de Bohun.

[13] La Geste des Engleis en Yrlande est une chronique Anglo-normande racontant comment Strongbow vint en Irlande en 1170 suivi d' Henry II d'Angleterre.

[14] La charte originale est à Kilkenny Castle, Calendar of Ormond Deeds: " Comes Ricardus, filius Comitis Ricardi Gisleberti, omnibus amicis suis et hominibus Francis Anglicis, Walensibus, Hibernjensibus tarn presentibus quam futuris, saiutem. Sciatis me dedisse et concessisse Ado de Hereford dimidiam uillam de Achebo et totum dimidium cantredum terre in quo uilla sedet, corn totis pertinentiis suis, sicut Ochelli, Deremod, scilicet, illam melius tenuit in Usseria, per liberum seruicium quinque militum, sibi et heredibus suis, de me et heredibus meis, libere et quiete et honorifice, in terra, in aqua, in bosco, in plano, in monasteriis, in molendinis, in piscaturis, in stagnis, in viuariis, in foro, in domibus et castellis firmandis, in uiis, in semitis et in omnibus libertatibus absque omnibus malis consuetudinibus tenendum et habendum in feodo et et hereditate per liberum seruicium prenominatum, scilicet, quinque militum. Quare volo et firmiter precipio quatenus predictus Adam et heredes sui totum tenumentum suum de me et heredibus meis qui melius et liberius tenumentum suum de me et heredibus meis tenuerit in Hibernia uel tenere debuerit de tanto feodo. His testibus: Ramondo Constabulario, Griffino fratre suo, Roberto de Sancto Michaele, Ricardo de Hereford, Johanne de Herford, Hugone de Gurnai, Waltero de Ridell, Johanne de Clohalle, Rogero de Sanford, Willelmo Bret, Waltero filio Pagani, Hugone de Leia, Hugone de Luieuilla.". La paroisse civile d'Aghaboe comprend les paroisses de  Bordwell et de Kylermough et les terres de Middlemount et Coolacurragh dans la paroisse de Coolkerry ; cet ensemble faisait partie de la baronnie de Clarmallagh. Il faudrait y ajouter la paroisse de Kyledellig, à l'exception d'environ 100 acres. L'Ossory se divisait en douze cantreds (pré-baronies) : Aghaboe, Callan, Erley, Galmoy, Iverk, Kells, Kilkenny, Knocktopher, Odogh, Ogenty, Oskelan et Shillelogher.

[15] Terres dans les cantreds d'Offelan (qu'il partagea avec ses frères, John et Richard) et la moitié du cantred d'Achebo. Michal Jones (courriel 23 janvier 2006) et G.H. Orpen, Ireland under the Normans, 4 vol., Oxford,  1911-1920, i, 379, 388 & 394-5 où se trouve la charte de Strongbow. Calendar of Ormond Deeds, 1172-1350 A.D., Éd. Edmund Curtis, Dublin 1932, n°1, où la charte est répertoriée.

[16] Plusieurs milliers de têtes de bétail

[17] La paroisse d'Otymy existe depuis l'an 520. C'est là qu'une abbaye avait été fondée par Saint Ailbe, évêque de Fernes. à 20 miles de Dublin ; la ville a maintenant 4 500 habitants.

[18] Le nom irlandais Claonadh évoque une courbure de la Liffey.

[19] Ce sont, comme on l'a vu, des journalistes du Guardian et de l'Irish Times qui ont, en janvier 2007, relaté  que des historiens de Wexford avaient retrouvé, parmi les ancêtres du Président Georges W. Bush, des Marshall (Le Maréchal).

[20] Ormond Deeds, 1172-1350, n° 9.

[21] Rot. Cur. Reg., Vol. I, 6RI, (1194), p. 123, Adã de H'eford de ˜m veñ [de ulta ma˜r de Hib-nia].

[22] Lassy (basse Normandie). Hugues II de Lacy (circa 1148 - 25 juillet 1186), Lord Palatine of Meath, était le fils de Gilbert de Lacy de Weobley et d'Alice de Gand, née vers 1127, fille de Guillaume de Gand († 1138) et de Maud de Bretagne, elle-même fille d'Étienne, comte de Penthièvre, et d'Hawoise de Guingamp. En 1162 Hugues de Lacy prit la suite de son frère aîné Robert. Il épousa Roesia de Monemue [Montmouth], fille de N. Baderon de Monemue et de Rohais de Clare. Hugues II reçut contre 50 Knight'fees la province de Meath, depuis Shannon jusqu'à la mer. Il fut nommé gouverneur de Dublin et chef de la justice par Henri en 1172, puis représentant en Irlande du gouvernement anglais en avril de la même année. Il avait tué par traitrise Tiernan O'Rourke. "Ticchernan Ua Ruairc ticcherna Breifne agus Conmaicne agus fer cumhachta móir fri re fhota do mharbhadh (.i. i Tlachtgha) la Hugó De Laci i fiull agus la Domhnall Mac Annadha Uí Ruairc dia chenél fesin boi imaille friu. Ro díchennadh é leó. Ruccsat a cenn agus a chorp go dochraidh co h-Ath Cliath. Ro toccbadh an cenn uas dorus an dúine ina scath dhearccthruagh do Ghaoidhealaibh. Ro crochadh bhéos an corp fria h-Ath Cliath atuáith agus a chossa suas." (Lord O'Rourke, seigneur de Breifny et Conmaicne, un homme longtemps puissant, fut traitreusement assassiné à Tlachtgha par Hugo de Lacy et Donnell, le fils d'Annadh O'Rourke, membre de sa famille, qui fut longtemps à ses côtés. Il fut décapité par eux, et ils ont ignominieusement transporté sa tête et son corps à Dublin. La tête fut placée sur la grille de la forteresse, à la grande pitié des Irlandais, et le corps fut pendu par les pieds, au nord de Dublin). Annals of the Four Masters, 1172.

[23] Rotuli Litterarium Patentium, An. 3° John, i.e. 1202, p. 7; An. 8° John, i.e. 1207, p. 7.

[24] MJ. Ormond Deeds, 1172-1350, n° 29.

[25] Ibid, n° 21.

[26] En présence, entre autres, de Richard et Thomas de Hereford, terres concédées pour lui et ses héritiers à Chlenmonet à Elyocarroll, dans les baronnies de Clonlisk et Ballybritt et la ville de Clonfertmulloe, contre un knight'fee. MJ. Ibid, n° 33.

[27] Ibid, n°38.

[28] Ibid, n° 36 & n° 37.

[29] Ibid, n° 39.


VERS LE HAUT


The Skye Boat Song

chorus:

Speed, bonnie boat, like a bird on the wing,
Onward! the sailors cry;
Carry the lad that's born to be King
Over the sea to Skye.

Loud the winds howl, loud the waves roar,
Thunderclaps rend the air;
Baffled, our foes stand by the shore,
Follow they will not dare.

chorus
Though the waves leap, soft shall ye sleep,
Ocean's a royal bed.
Rocked in the deep, Flora will keep
Watch by your weary head.

chorus
Many's the lad fought on that day,
Well the Claymore could wield,
When the night came, silently lay
Dead in Culloden's field.

chorus
Burned are their homes, exile and death
Scatter the loyal men;
Yet ere the sword cool in the sheath
Charlie will come again



Chorus: Speed bonnie boat like a bird on the wing, Onward, the sailors cry. Carry the lad that's born to be king Over the sea to Skye.
Loud the winds howl, loud the waves roar, Thunderclaps rend the air, Baffled, our foes stand by the shore, Follow they will not dare.
Chorus: Speed bonnie boat ...
Many's the lad fought on that day, Well the claymor could wield, When the night came, silently lay Dead in Culloden's field.
Chorus: Speed bonnie boat ...
Though the waves leap, soft shall ye sleep, Ocean's a royal bed. Rock'd in the deep Flora will keep Watch o'er your weary head.
Chorus: Speed bonnie boat ...
Burned are our homes, exile and death, Scattered the loyal man. Yet ere the sword, cool in the sheath, Charlie will come again.
Chorus: Speed bonnie boat ...




Pembroke, Richard de Clare, 2d earl of, d. 1176, English nobleman, also known as Richard Strongbow.
He went as an adventurer (1170) to Ireland at the request of the hard-pressed Dermot McMurrough , king of Leinster.
Strongbow subdued much of E Ireland , including Dublin , in victories over Rory O'Connor, king of Connacht, and married Dermot's daughter.
Henry II of England , although he had given permission for the earl's expedition, visited him in 1171 to claim the rich coastal cities and to receive Strongbow's homage for the fief of the interior of Leinster.
Pembroke fought for Henry in Normandy and was rewarded by a grant of additional territory in Ireland . He then returned to Ireland as the king's governor.
Badly defeated (1174) at Thurles, he was engaged in almost continuous fighting against the Irish until his death


Regiment Walsh

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_familles_fran%C3%A7aises_les_plus_anciennes
http://homepages.rootsweb.ancestry.com/~walsh/serrant.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chateau_de_Serrant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Phillip_Walsh
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Angola
(voir Messieurs de Saint-Malo. Une élite négociante au temps de Louis XIV , André Espagnol)

Walsh and Co


Ire·land 1 ( ir ' l?nd )
An island in the northern Atlantic Ocean west of Great Britain, divided between the independent Republic of Ireland and Northern Ireland, which is a part of the United Kingdom.
The island was invaded by Celts c. 500 B.C. and converted to Christianity by Saint Patrick in the fifth century A.D. Ireland came under English control in the 17th century and was joined with Great Britain by the Act of Union in 1801. After the Easter Rebellion (1916) and a war of independence (1919–1921) the island was split into the independent Irish Free State (now Ireland) and Northern Ireland, which is still part of Great Britain.


Ireland, Irish Eire ( âr ' ? ) [to it are related the poetic Erin and perhaps the Latin Hibernia ], island, 32,598 sq mi (84,429 sq km), second largest of the British Isles.
The island is divided into two major political units—Northern Ireland (see Ireland, Northern ), which is joined with Great Britain in the United Kingdom, and the Republic of Ireland (see Ireland, Republic of ).
Of the 32 counties of Ireland, 26 lie in the Republic, and of the four historic provinces, three and part of the fourth are in the Republic. Geology and Geography Ireland lies west of the island of Great Britain, from which it is separated by the narrow North Channel, the Irish Sea (which attains a width of 130 mi/209 km), and St. George's Channel. More than a third the size of Britain, the island averages 140 mi (225 km) in width and 225 mi (362 km) in length. A large central plain extending to the Irish Sea between the Mourne Mts. in the north and the mountains of Wicklow in the south is roughly enclosed by a highland rim. The highlands of the north, west, and south, which rise to more than 3,000 ft (914 m), are generally barren, but the central plain is extremely fertile and the climate is temperate and moist, warmed by southwesterly winds.
The rains, which are heaviest in the west (some areas have more than 80 in./203 cm annually), are responsible for the brilliant green grass of the "emerald isle," and for the large stretches of peat bog, a source of valuable fuel. The coastline is irregular, affording many natural harbors. Off the west coast are numerous small islands, including the Aran Islands , the Blasket Islands , Achill, and Clare Island . The interior is dotted with lakes (the most celebrated are the Lakes of Killarney) and wide stretches of river called loughs. The Shannon , the longest of Irish rivers, drains the western plain and widens into the beautiful loughs Allen, Ree, and Derg. The River Liffey empties into Dublin Bay, the Lee into Cork Harbour at Cobh, the Foyle into Lough Royle near Derry, and the Lagan into Belfast Lough. History Ireland to the English Conquest The earliest known people in Ireland belonged to the groups that inhabited all of the British Isles in prehistoric times. In the several centuries preceding the birth of Jesus a number of Celtic tribes invaded and conquered Ireland and established their distinctive culture (see Celt ), although they do not seem to have come in great numbers. Ancient Irish legend tells of four successive peoples who invaded the country—the Firbolgs, the Fomors, the Tuatha De Danann, and the Milesians . Oddly enough, the Romans, who occupied Britain for 400 years, never came to Ireland, and the Anglo-Saxon invaders of Britain, who largely replaced the Celtic population there, did not greatly affect Ireland. Until the raids of the Norse in the late 8th cent., Ireland remained relatively untouched by foreign incursions and enjoyed the golden age of its culture. The people, Celtic and non-Celtic alike, were organized into clans, or tribes, which in the early period owed allegiance to one of five provincial kings—of Ulster , Munster , Connacht , Leinster , and Meath (now the northern part of Leinster). These kings nominally served the high king of all Ireland at Tara (in Meath). The clans fought constantly among themselves, but despite civil strife, literature and art were held in high respect. Each chief or king kept an official poet (Druid) who preserved the oral traditions of the people. The Gaelic language and culture were extended into Scotland by Irish emigrants in the 5th and 6th cent. Parts of Ireland had already been Christianized before the arrival of St. Patrick in the 5th cent., but pagan tradition continued to appeal to the imagination of Irish poets even after the complete conversion of the country. The Celtic Christianity of Ireland produced many scholars and missionaries who traveled to England and the Continent, and it attracted students to Irish monasteries, until the 8th cent. perhaps the most brilliant of Europe. St. Columba and St. Columban were among the most famous of Ireland's missionaries. All the arts flourished; Irish illuminated manuscripts were particularly noteworthy. The Book of Kells (see Ceanannus Mór ) is especially famous. The country did not develop a strong central government, however, and it was not united to meet the invasions of the Norse, who settled on the shores of the island late in the 8th cent., establishing trading towns (including Dublin, Waterford, and Limerick) and creating new petty kingdoms.
In 1014, at Clontarf, Brian Boru , who had become high king by conquest in 1002, broke the strength of the Norse invaders. There followed a period of 150 years during which Ireland was free from foreign interference but was torn by clan warfare. Ireland and the English In the 12th cent., Pope Adrian IV granted overlordship of Ireland to Henry II of England. The English conquest of Ireland was begun by Richard de Clare, 2d earl of Pembroke , known as Strongbow, who intervened in behalf of a claimant to the throne of Leinster; in 1171, Henry himself went to Ireland, temporarily establishing his overlordship there. With this invasion commenced an Anglo-Irish struggle that continued for nearly 800 years. The English established themselves in Dublin. Roughly a century of warfare ensued as Ireland was divided into English shires ruled from Dublin, the domains of feudal magnates who acknowledged English sovereignty, and the independent Irish kingdoms. Many English intermarried with the Irish and were assimilated into Irish society. In the late 13th cent. the English introduced a parliament in Ireland. In 1315, Edward Bruce of Scotland invaded Ireland and was joined by many Irish kings. Although Bruce was killed in 1318, the English authority in Ireland was weakening, becoming limited to a small district around Dublin known as the Pale ; the rest of the country fell into a struggle for power among the ruling Anglo-Irish families and Irish chieftains. English attention was diverted by the Hundred Years War with France (1337–1453) and the Wars of the Roses (1455–85). However, under Henry VII new interest in the island was aroused by Irish support for Lambert Simnel, a Yorkist pretender to the English throne. To crush this support, Henry sent to Ireland Sir Edward Poynings , who summoned an Irish Parliament at Drogheda and forced it to pass the legislation known as Poynings' Law (1495). These acts provided that future Irish Parliaments and legislation receive prior approval from the English Privy Council. A free Irish Parliament was thus rendered impossible. The English Reformation under Henry VIII gave rise in England to increased fears of foreign, Catholic invasion; control of Ireland thus became even more imperative. Henry VIII put down a rebellion (1534–37), abolished the monasteries, confiscated lands, and established a Protestant "Church of Ireland" (1537). B
ut since the vast majority of Irish remained Roman Catholic, the seeds of bitter religious contention were added to the already rancorous Anglo-Irish relations. The Irish rebelled three times during the reign of Elizabeth I and were brutally suppressed. Under James I, Ulster was settled by Scottish and English Protestants, and many of the Catholic inhabitants were driven off their lands; thus two sharply antagonistic communities were established. Another Irish rebellion, begun in 1641 in reaction to the hated rule of Charles I's deputy, Thomas Wentworth, earl of Strafford , was crushed (1649–50) by Oliver Cromwell with the loss of hundreds of thousands of lives. More land was confiscated (and often given to absentee landlords), and more Protestants settled in Ireland. The intractable landlord-tenant problem that plagued Ireland in later centuries can be traced to the English confiscations of the 16th and 17th cent. Irish Catholics rallied to the cause of James II after his overthrow (1688) in England (see the Glorious Revolution ), while the Protestants in Ulster enthusiastically supported William III. At the battle of the Boyne (1690) near Dublin, James and his French allies were defeated by William. The English-controlled Irish Parliament passed harsh Penal Laws designed to keep the Catholic Irish powerless; political equality was also denied to Presbyterians. At the same time English trade policy depressed the economy of Protestant Ireland, causing many so-called Scotch-Irish to emigrate to America. A newly flourishing woolen industry was destroyed when export from Ireland was forbidden. During the American Revolution, fear of a French invasion of Ireland led Irish Protestants to form (1778–82) the Protestant Volunteer Army.
The Protestants, led by Henry Grattan , and even supported by some Catholics, used their military strength to extract concessions for Ireland from Britain. Trade concessions were granted in 1779, and, with the repeal of Poynings' Law (1782), the Irish Parliament had its independence restored. But the Parliament was still chosen undemocratically, and Catholics continued to be denied the right to hold political office.
Another unsuccessful rebellion was staged in 1798 by Wolfe Tone, a Protestant who had formed the Society of United Irishmen and who accepted French aid in the uprising. The reliance on French assistance revived anti-Catholic feeling among the Irish Protestants, who remembered French support of the Jacobite restoration.
The rebellion convinced the British prime minister, William Pitt , that the Irish problem could be solved by the adoption of three policies: abolition of the Irish Parliament, legislative union with Britain in a United Kingdom of Great Britain and Ireland, and Catholic Emancipation . The first two goals were achieved in 1800, but the opposition of George III and British Protestants prevented the enactment of the Catholic Emancipation Act until 1829, when it was accomplished largely through the efforts of the Irish leader Daniel O'Connell . Ireland under the Union After 1829 the Irish representatives in the British Parliament attempted to maintain the Irish question as a major issue in British politics. O'Connell worked to repeal the union with Britain, which was felt to operate to Ireland's disadvantage, and to reform the government in Ireland.
Toward the middle of the century, the Irish Land Question grew increasingly urgent. But the Great Potato Famine (1845–49), one of the worst natural disasters in history, dwarfed political developments. During these years a blight ruined the potato crop, the staple food of the Irish population, and hundreds of thousands perished from hunger and disease. Many thousands of others emigrated; between 1847 and 1854 about 1.6 million went to the United States. The population dropped from an estimated 8.5 million in 1845 to 6.55 million in 1851 (and continued to decline until the 1960s). Irish emigrants in America formed the secret Fenian movement , dedicated to Irish independence.
In 1869 the British prime minister William Gladstone sponsored an act disestablishing the Protestant "Church of Ireland" and thereby removed one Irish grievance. In the 1870s, Irish politicians renewed efforts to achieve Home Rule within the union, while in Britain Gladstone and others attempted to solve the Irish problem through land legislation and Home Rule.
Gladstone twice submitted Home Rule bills (1886 and 1893) that failed. The proposals alarmed Protestant Ulster, which began to organize against Home Rule. In 1905, Arthur Griffith founded Sinn Féin among Irish Catholics, but for the time being the dominant Irish nationalist group was the Home Rule party of John Redmond . Home Rule was finally enacted in 1914, with the provision that Ulster could remain in the union for six more years, but the act was suspended for the duration of World War I and never went into effect.
In both Ulster and Catholic Ireland militias were formed. The Irish Republican Brotherhood, a descendent of the Fenians, organized a rebellion on Easter Sunday, 1916; although unsuccessful, the rising acquired great propaganda value when the British executed its leaders. Sinn Fein, linked in the Irish public's mind with the rising and aided by Britain's attempt to apply conscription to Ireland, scored a tremendous victory in the parliamentary elections of 1918. Its members refused to take their seats in Westminster, declared themselves the Dáil Éireann (Irish Assembly), and proclaimed an Irish Republic. The British outlawed both Sinn Fein and the Dáil, which went underground and engaged in guerrilla warfare (1919–21) against local Irish authorities representing the union. The British sent troops, the Black and Tans, who inflamed the situation further. Partition A new Home Rule bill was enacted in 1920, establishing separate parliaments for Ulster and Catholic Ireland. This was accepted by Ulster, and Northern Ireland was created. The plan was rejected by the Dáil, but in autumn 1921, Prime Minister Lloyd George negotiated with Griffith and Michael Collins of the Dáil a treaty granting Dominion status within the British Empire to Catholic Ireland. The Irish Free State was established in Jan., 1922. A new constitution was ratified in 1937 that terminated Great Britain's sovereignty. In 1948, all semblance of Commonwealth membership ended with the Republic of Ireland Act. See Ireland, Republic of and Ireland, Northern . Bibliography See N. Mansergh, The Irish Question, 1840–1921 (1965); J. C. Beckett, The Making of Modern Ireland, 1603–1921 (1966); K. S. Bottigheimer, Ireland and the Irish: A Short History (1982); R. Munck, Ireland: Nation, State, and Class Conflict (1985); R. D. Crotty, Ireland in Crisis (1986); R. F. Foster, Modern Ireland, 1600–1972 (1989); J. Lee, Ireland, 1912–1985: Politics and Society (1989); T. Cahill, How the Irish Saved Civilization: The Untold Story of Ireland's Heroic Role from the Fall of Rome to the Rise of Medieval Europe (1995); C. C. O'Brien, Religion and Nationalism in Ireland (1995); D. Kiberd, Inventing Ireland (1996); N. Davies, The Isles: A History (2000).
Geography Ireland Island in the Atlantic Ocean separated from Great Britain by the Irish Sea. It is divided into Northern Ireland and the Republic of Ireland . It is called the "Emerald Isle" because of its lush green countryside

Richard FitzGilbert de Clare

Richard FitzGilbert de Clare
Fonction
Lord-lieutenant d'Irlande
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Surnom
StrongbowVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Génération du XIIe siècle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Gilbert de Clare (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Isabelle de Beaumont (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Aoife MacMurrough (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Isabelle de Clare
Gilbert Clare (d)
Alice de Clare (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason
Le mariage d'Aoife et Strongbow (1854) par Daniel Maclise

Richard FitzGilbert de Clare[1] dit Strongbow[2] (Arc-Fort) (v. 1130[3], Dublin), 2e comte de Pembroke, lord de Striguil[4] (Galles du sud) et de Leinster (Irlande), seigneur de Bienfaite et d'Orbec (Normandie), fut un noble anglo-normand et cambro-normand, qui débuta la conquête normande de l'Irlande.

Biographie

Début de carrière

Il est l'arrière-petit-fils de Richard Fitz Gilbert, lord de Clare, et le fils de Gilbert de Clare († 1148), lui aussi surnommé Strongbow, 1er comte de Pembroke, et d'Isabelle de Beaumont, fille du comte Robert Ier de Meulan, 1er comte de Leicester, et d'Isabelle de Vermandois. Il descendait donc de deux lignées prestigieuses, les Capétiens et les ducs de Normandie.

Il semble qu'il soit déjà majeur à la mort de son père[3]. Il hérite de lui son titre de comte de Pembroke ; ses terres en Galles du Sud ; sa seigneurie galloise de Striguil (dont le siège de commandement est à Chepstow) ; ses seigneuries normandes de Bienfaite et d'Orbec ; ainsi que de ses domaines dans neuf comtés anglais[3]. Ses domaines en Angleterre sont assez importants, puisqu'il doit un service militaire de 65 chevaliers[3].

Il est loyal au roi Étienne d'Angleterre dans la guerre civile qui marque tout le règne d'Étienne[3]. Il est témoin du traité de Wallingford, qui met fin à la guerre civile, fin [3]. Ce soutien lui coûte probablement son titre de comte de Pembroke à l'accession au trône d'Henri II en 1154[3]. Il n'est pas du tout dans la faveur royale, et n'est témoin d'aucune de ses chartes avant 1167 quand il est désigné par lui pour accompagner sa fille Mathilde en Allemagne[3].

À cette période, il semble qu'il ait de grosses difficultés financières et que son héritage soit largement hypothéqué à ses créanciers[3]. L'Irlande lui donne l'occasion de les fuir et la possibilité de faire fortune[3].

Invasion de l'Irlande

En 1166-67, Dermot MacMurrough, roi de Leinster, est chassé de son royaume par le roi suprême d'Irlande Ruaidri O'Connor. Il vient en Angleterre solliciter l'aide d'Henri II[5]. Depuis le début de son règne, les ecclésiastiques d'Angleterre pressent ce dernier d'envisager l'extension de sa domination sur le Royaume d'Irlande[5]. La sollicitation de Dermot MacMurrough arrive donc à point nommé, et Henri II lui donne l'autorisation de recruter des troupes[5]. Strongbow obtient alors d'Henri II la permission de se rendre en Irlande, mais apparemment avec réticence[3]. D'après le chroniqueur Guillaume de Newburgh, le jour de son embarquement pour l'île, des messagers du roi arrivent pour lui notifier que le roi a changé d'avis, et qu'il annule sa permission, le menaçant de lui confisquer ses domaines[3]. Strongbow décide de passer outre[3].

MacMurrough a engagé plusieurs lords des marches galloises, dont Robert FitzStephen (en) et son demi-frère Maurice FitzGerald (en) qui ont débarqué en pour effectuer des reconnaissances[3]. Raymond FitzGerald dit le Gros, décrit par Giraud de Barri comme un des lieutenants de Strongbow, a déjà débarqué en avec des troupes[3]. Strongbow arrive à un accord avec le roi irlandais, et celui-ci lui promet la main de sa fille Aoife, et une possible succession sur le trône de Leinster[3]. Il débarque en avec 200 chevaliers et environ un millier de soldats[3]. Il est rejoint par les troupes de son lieutenant, et ils prennent ensemble la ville de Waterford. FitzStephen et FitzGerald les rejoignent peu après[3].

C'est dans cette dernière ville que Strongbow épouse la fille de MacMurrough[3]. Pour cela, il a dû obtenir l'accord d'Henri II, car il est un vassal direct (tenant in chief)[3]. C'est peut-être cette perspective qui a rendu le roi hostile à son encontre vers 1168[3]. D'un autre côté, Strongbow a de quoi être peu satisfait lui aussi, car le roi ne lui a toujours pas donné à épouser de femme correspondant à son statut de vassal direct[3].

Les deux armées cambro-normandes se dirigent ensuite vers Dublin où elles arrivent le [3]. La ville tombe peu après, grâce aux efforts combinés de Raymond le Gros et de Miles de Cogan[6],[3]. Les troupes normandes restent à Dublin jusqu'au 1er octobre, et de là font des raids dans la province de Meath qui appartient au roi de Breifne[3].

Conflit avec Henri II

Henri II, se rendant alors compte que ses barons pourraient devenir très puissants et indépendants, est poussé à réagir[5]. Dès l'hiver 1170-1171, il fait fermer les ports vers l'Irlande et ordonne à ceux qui y sont partis sans sa permission de revenir avant le printemps, sous peine de saisie de leurs terres[3]. Strongbow envoie Raymond le Gros à la cour du roi avec pour objectif d'obtenir qu'il puisse tenir ses nouveaux domaines irlandais directement d'Henri II[3]. Mais ce dernier tarde à prendre une décision, et Raymond le Gros retourne en Irlande avant la fin de l'année[3].

L'efficacité de l'armée anglo-normande s'explique par l'utilisation de techniques alors inconnues en Irlande, telles que la construction de mottes castrales, et les attaques coordonnées de la cavalerie, de l'infanterie et des archers[5]. Au moment de la mort de Dermot MacMurrough en , sa mainmise sur le Leinster est restaurée[5]. Strongbow, ayant épousé sa fille en 1170, revendique logiquement le trône[5].

La mort de MacMurrough est le signal de départ d'un soulèvement général des Irlandais. Waterford est reprise, Dublin est assiégée de juillet à . Mais l'armée de Ruaidri O'Connor, roi de Connacht, pourtant bien supérieure en nombre, est mise en déroute par la supériorité au combat des Normands[6]. Ceux-ci, alors qu'ils n'ont plus de vivres pour tenir le siège et que les négociations ont échoué, font une sortie avec trois contingents et balayent les assiégeants[3]. Dans la foulée, ils vont au secours de la garnison de Wexford[3].

Sur le chemin, ils défont une armée d'hommes du Leinster et tuent le roi de Uí Dróna[3]. Des messagers les informent que la ville a été brûlée, et ils font alors route vers Waterford où se trouve Hervey de Montmorency, qui revient de la cour d'Henri II[3]. Celui-ci informe Strongbow que le roi refuse de lui rendre ses terres en Angleterre et en Normandie[3]. Henri II ne veut pas faire d'autre concession que de le reconnaître sénéchal de toute l'Irlande[3]. Strongbow est persuadé par ses lieutenants qu'il serait préférable qu'il rencontre directement le roi pour négocier[3]. La rencontre a lieu près de Gloucester, à Newnham on Severn, alors que le roi se prépare à débarquer en Irlande[3]. Après de longues discussions, Strongbow concède au roi toutes les villes côtières, Dublin et ses environs, et toutes les places fortes. En retour, il reçoit la concession de toutes les autres terres conquises comme vassal direct du roi[3].

Le , Henri II débarque à Waterford avec une grande armée. Strongbow lui donne le contrôle des villes comme conclu, et le roi y met en poste des hommes à lui[3]. Il rend hommage pour ses terres irlandaises, et est confirmé dans son contrôle du Leinster[3]. Il semble qu'à cette période, ou peut-être durant les négociations à Newnham, Strongbow obtient le retour de son statut de comte[3]. Juste avant le voyage de retour en Angleterre du roi, il est désigné comme comte Richard (plus tard comte de Striguil) dans une de ses chartes royales, ce qui n'était pas encore arrivé depuis le début du règne d'Henri II[3]. Toutefois, d'après Giraud de Barri, le roi n'a toujours pas confiance en lui, et il cherche à enrôler des hommes à son service en Irlande pour affaiblir le parti de Strongbow[3].

Consolidation des conquêtes

En 1172, les envahisseurs combattent dans la région de ce qui sera plus tard le comté d'Offaly[3]. C'est là que Robert de Quincy est tué en 1173. Strongbow est convoqué par le roi pour combattre en Normandie durant la révolte de ses fils en 1173[3]. Il commande la place-forte de Gisors, et est présent au siège de Verneuil[3]. Pendant son absence, il y a plusieurs révoltes irlandaises, et au Pays de Galles, les Gallois font une percée dans sa seigneurie de Striguil et atteignent même le château de Chepstow[3].

Quand il revient en Irlande à l'automne 1173, le roi lui a confié la garde du royaume d'Irlande, ainsi que Dublin et Waterford[3]. Dans les chartes de cette période, il se présente comme vice-roi d'Irlande[3]. Un peu plus tard, le roi lui confie aussi la ville de Wexford[3]. En 1174, l'armée qu'il conduit dans le Munster est sévèrement battue, et doit se réfugier à Waterford[3]. Avec l'aide de Raymond le Gros, ils réduisent et pacifient la résistance irlandaise, et ce n'est pas avant 1175 qu'ils peuvent partager les terres entre leurs principaux vassaux[3]. Strongbow est à Windsor, le , pour la signature du traité de Windsor entre Henri II et le haut-roi Ruaidri O'Connor[3].

Il meurt en 1176 alors que ses troupes menées par Raymond le Gros viennent de défaire les assiégeants de la ville de Limerick[3]. Sa date de décès n'est pas connue avec certitude, car deux chroniqueurs donnent l'un le 1er juin et l'autre le [3]. Toutefois, l'obituaire de l'abbaye de Tintern (Monmouthshire) et les commémorations faites à Dublin sont en faveur du [3]. Il est inhumé dans la cathédrale de la Sainte-Trinité de Dublin[3].

Il laisse un héritier, Gilbert, qui meurt mineur entre 1185 et 1189, et une fille, Isabelle, qu'Henri II donne en mariage à Guillaume le Maréchal, avec les honneurs de Striguil et Leinster[3]. En 1199, le Maréchal récupère aussi le titre de comte de Pembroke.

Strongbow a fondé un couvent à Usk (Pays de Galles), et a été le bienfaiteur de plusieurs maisons ecclésiastiques en Normandie, Angleterre, Pays de Galles et Irlande[3].

Réputation

Le succès de Strongbow en Irlande poussa Henri II à y intervenir[3]. Le roi craignait que sa conquête du Leinster ne déstabilise ses États si jamais Strongbow venait à se révolter. En effet, le Leinster était inféodé majoritairement à des Cambro-Normands du Pembrokeshire qui auraient pu lui fournir un important soutien en cas de soulèvement[3].

Il existe principalement deux sources qui racontent les aventures de Strongbow en Irlande. La première est celle de Giraud de Barri, un membre de la famille Fitzgerald, qui le décrit comme ayant profité de ses parents (les Fitzgerald) pour s'enrichir[3]. La seconde est celle de la chronique La Geste des Engleis en Yrlande (aussi nommée La Chanson de Dermot et du comte), qui au contraire fait du comte un portrait bien plus flatteur[3].

Guillaume de Newburgh relate que son succès en Irlande le rendit très riche, lui qui était très endetté auparavant[3]. Grâce à son nouveau statut, il connut une grande prospérité, retrouva son titre de comte et sa place à la cour royale[3]. Pour C. Tyerman, il ne sert à rien de condamner les actions des Normands en Irlande, car c'est l'instabilité politique de l'île et les luttes intestines entre les différents rois qui les fit venir et réussir[5].

Mariage et descendance

Il épousa Aoife (Eve) de Leinster († après 1189), fille de Dermot MacMurrough, le à Waterford. Elle était appelée comtesse d'Irlande en 1185, puis comtesse de Striguil en 1186.

Ils eurent deux enfants :

  • Isabelle de Clare (après 1172-1220), dite la pucelle de Striguil, épousa Guillaume le Maréchal en 1189, qui par sa femme obtint le titre de comte de Pembroke ;
  • Gilbert de Striguil (1173-1185?), qui mourut avant d'être investi du titre de comte hérité de son père.

Il lui est attribué deux enfants illégitimes[3] :

Reynald_Secher histoire de vendee , genocide de la revolution , article de wikipedia
Reynald_Secher.pdf